Les cauris ont parlé.
Ta vie s'articulera autour de trois principes.




Premier principe : la PESANTEUR



Comme dans la statuaire africaine, tu devras forcer vers le bas ton centre de gravité.

Il te faut une assise forte, qui réponde un peu au souci de demeurer terriens.



En Afrique, quand nous dansons, nous allons de haut en bas et nous revenons toujours au sol. C'est cela qui fait de nous des terriens. Quand on mange, on le fait par terre. Même dans notre musique il y a une certaine pesanteur, une tonalité, Un poids qui nous invite à marquer le sol. C'est cela l'esprit africain. Les Occidentaux, eux, ils flottent.

   
Deuxième principe :


LA

V
E
R
T
I
C
A
L
I
T
E
Ton rapport avec les statues primitives sera déterminant.

L'axe vertical assure le lien entre la structure terre horizontale et le ciel.

L'axe vertical se préoccupe de l'équilibre de la forme, même si la structure est disproportionnée.




Troisième principe : LE MATERIAU

Tu reconnaîtras le rôle du matériau dans la tradition africaine.

Tu travailleras avec les tissus locaux plutôt qu'avec la toile occidentale.

Il doit y avoir communication totale entre le support et celui qui crée.


Contrairement aux Occidentaux, en Afrique le support pour le support n'existe pas. Le matériau est en même temps support. Il n'est pas neutre, il est participatif. Les artistes africains agressent le bois. Ils agressent le bois comme on agresse le corps humain par les scarifications, les tatouages, etc. Le corps réagit. Il y a un dialogue, une communication totale entre le support et celui qui crée.



Mais ces affirmations théoriques, aussi fécondes soient-elles, ne font qu'effleurer le sujet.

L'art est là.

La matière dépasse le discours.