Tu dépasseras le langage poétisant
de la peinture.



   Vois ces toiles/murs malmenées, agressées, brisées dans la monotonie du quotidien par des ajouts de bois, de treillis, de morceaux d'étoffes, de tissus noués, de fer, de grillage, de filets, de cordes.

L'équilibre est modifié à la limite de la rupture. Mais la rupture n'interviendra pas et les objets ainsi ajoutés seront autant de traces de mémoire qui raconteront des histoires.



Graffitis de matière

... ils témoigneront des traces du monde.



    

Le langage politique est un langage flatteur, un langage qui caresse comme tu caresses la matière. Or il faudrait que tu l'agresses, que tu l'éventres, que tu dépasses le langage poétisant de la peinture pour aboutir à un affrontement, à un combat entre la matière et toi.

L'état de l'objet est plastiquement plus intéressant que l'objet lui-même. S'agissant de la couleur, c'est l'état de la couleur qui est plus intéressant que la couleur elle-même.



Que dira le guissaanekat ?