Dans les sociétés traditionnelles, le daara (lieu) était presque "un passage obligé". On pouvait être fils de riche et aller quand même au daara, qui était une école d'acquisition du savoir mais également une école de souffrance (lire l'aventure ambiguï de Cheikh Amidou KANE): il faut que l'enfant apprenne le Coran et forge son caractère face aux vicissitudes de la vie.


Mendier voulait alors dire aller chercher la nourriture quotidienne que la communauté prenait en charge. De nos jours, la croissance démographique, la pauvreté, la monétarisation de l'économie, l'exode rural, sont autant de facteurs ayant abouti à des mutations sociales qui n'ont pas épargné les daaras.




Il s'y ajoute le comportement quelquefois sans pitié que certains marabouts peu scrupuleux ont envers ces enfants : les talibés (les élèves) on les voit, ces enfants de la rue, de plus en plus nombreux, sales, mal vêtus, mal nourris, accumulés aux feux rouges pour demander l'aumône (la charité).
   
Certaines personnes ont pourtant l'intime conviction qu'obliger ces enfants à trouver eux-mêmes leur propre pitance constitue la meilleure école d'humilité et d'aguerrissement pour se préparer aux épreuves de la vie.  
   
Souviens-toi, Pathé...

Hamady, mon petit...

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Sur la route des talibés