Eva Quintas
Photographie et arts médiatiques




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Civilités /Civilities (2003) - (concept, direction artistique et création - projet collectif)

Civilités est une fiction modulaire et collective regroupant une dizaine d'artistes montréalais de disciplines et d'horizons variés qui proposent différents regards sur le «vivre ensemble». À partir d'interfaces représentant l'espace public, celui de la communauté et du civitas, de petites histoires se développent comme des fenêtres sur des situations plus universelles, sur un certain état du monde, pour le moins trouble et violent. Les artistes invités questionnent les possibles espaces de confiance, de réconciliation et de cohabitation des personnes, des peuples et des religions. Des règles des fondamentalismes religieux aux mouvements de foules anonymes dans la ville, les projets abordent ainsi sous divers aspects l'organisation sociale, les normes culturelles et les espaces collectifs de pratiques communes.

Présentations :
- FILE (Electronic Language International Festival), Sao Paulo(Brésil), novembre 2004
- CanariasMediaFest, Gran Canaria (Espagne), octobre 2004
- Artrónica, Bogotá (Colombie), octobre 2004
- Stiching Media Art, Friesland, Pays-Bas, septembre 2004
- Split Film Festival, Split (Croatie), juin 2004
- European Media Art Festival (EMAF), Onasbrück (
Allemagne), avril 2004
- Nouvelles Images 01, ¡Voilà Québec En México!, Laboratorio Arte Alameda, México, décembre 2003
- Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal (FCMM), octobre 2003
- Perspectives 03, Java Museum et Computer Space, Sofia, Bulgarie, octobre 2003


   
       
       




 

«Le projet d'Eva Quintas, Tirer, développé en parallèle de l'architecture générale de Civilités, traite quant à lui du pouvoir et de la domination au sein de la famille. Premier espace dans lequel on apprend dès le plus jeune âge à vivre ensemble, le foyer familial est certainement le lieu le plus sensible. Utilisant en ouverture l'anecdote d'une mère qui tire trop violemment son enfant par la main, l'artiste aborde la notion plus générale du pouvoir et de la violence insidieuse et quotidienne. Au sein d'un groupe restreint, la famille, comment s'exerce le pouvoir ? Cette thématique est soutenue par des extraits sonores du Comment vivre ensemble ? de Roland Barthes qui constitue une réflexion sur le rapport entre le pouvoir, la domination et les rythmes individuels : « est chef en effet celui qui est maître du pas? »

Cécile Petit
Civilités, un site à voir
Magazine électronique du Centre international d'art contemporain, no. 22, 2005


Cosmogonies (2002) - dans le cadre du projet collectif Vilanova

Cosmogonies est premièrement une installation photographique présentée dans une buanderie, dans le cadre du projet Tour de Villeneuve, où 13 artistes/photographes de l'Atelier FOVEA ont investi 13 commerces de quartier avec images, installations et interventions photographiques. La version web de Cosmogonies continue à établir un lien entre l'univers cyclique de la buanderie et l'iconographie hindouiste, mais elle aborde également l'image et la représentation de la femme en Inde.

Présentations :
- Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal (FCMM), octobre 2002
- Net art open exhibition, Istanbul Contemporary Art Museum, septembre 2002
- FILE (Electronic Language International Festival), Sao Paulo (Brésil), août 2002



   
         
   

Carnages (1999) - en collaboration avec l'auteure Mitsiko Miller

Présentations :
- PassArt, Rouyn Noranda (Canada), été 2000
- Les HTMlles, IIIe Maid in Cyberspace, Studio XX, Montréal, février 2000

« Carnages, l'oeuvre conçue par Mitsiko Miller et Eva Quintas, comporte plusieurs niveaux de textes, dont Alice, celui que l'on pourrait relier plus directement au photo-roman. Sortis tout droit de la pantomime, Alice et ses acolytes prennent part à une trame narrative fortement inspirée des contes pour enfants, auxquels il est fait référence explicitement, déjà dans le titre. Ce récit emprunte une voie parodique afin de nous entraîner sans équivoque dans le monde du symbolique. L'adoption d'une telle facture pourrait surprendre a priori, mais elle témoigne d'un humour certain, qui se révélera toujours plus sombre et complexe, au fur et à mesure. En effet, cette histoire, somme toute linéaire dans sa structure, se superpose à un espace souterrain dans lequel le visiteur s'engage lorsqu'il emprunte les couloirs ouverts dans le récit. La suite de tableaux, en réalité percée de toutes parts grâce aux hyperliens, mène à un puits sans fond, voyage dans l'univers obscur de l'anthropophagie établissant un pont fascinant entre les histoires de la petite enfance et l'Histoire de l'humanité. L'intérêt des deux artistes pour la diversité culturelle se manifeste ici par cette incursion du côté du cannibalisme qui les entraîne à pousser leur enquête toujours plus loin, comme le permet le Web, d'un univers à un autre et d'un registre à l'autre sans distinction aucune. De la fiction, le visiteur passe donc soudainement à l'aspect documentaire, qui s'avérera être un abîme où le désir de l'autre devient consommation, ingestion, digestion et annihilation, qu'il s'agisse du champ de l'érotisme ou de celui de l'appropriation culturelle ou territoriale. De plus, Carnages n'est pas sans faire allusion, par extension, à la nature vorace et parfois malicieuse du Web ainsi qu'au potentiel d'appropriation immense que signifie la technologie numérique.»

Sylvie Parent
FiXions, cinq photoromans sur le web,
Magazine électronique du Centre international d'art contemporain, no. 09, décembre 1999

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