Helena Martin Franco was hosted in a production residence at Agence TOPO with the support of the Montreal Arts Council program démART-mtl. The artist has developed the performance-installation project Let’s talk about the elephant and her work will result in the Spring with a collection of interviews, poems and images and a series of web performances.

L’évolution de son travail fera l’objet d’une vidéo diffusion présentée ponctuellement au cours des semaines à venir. Ce projet à l’Agence TOPO s’inscrit dans le corpus Laberinto, qui a bénéficié d’une résidence au Studio XX en 2009 et d’une période d’exploration à la galerie la Centrale en 2011.

La femme éléphant est née de l’expression hispanophone « tener el moco en el suelo », ce qui, littéralement, veut dire « avoir la trompe par terre ». Cette expression est utilisée de façon plutôt burlesque pour exprimer un état de peine, comme un mécanisme d’autodérision de sa propre affliction. Dans le cadre de ce projet, je m’approprie la représentation de cette expression évocatrice pour élaborer une image des frustrations qui surviennent au sein du couple. Mais la femme éléphant ne se complaît pas dans cet état. Elle déclare que cette condition est un masque, un archétype. Un processus d’expiation aura donc lieu pour la libérer de cette image d’assujettissement.

Par sa charge symbolique, la maison peut devenir un réseau architectural complexe dans lequel la disposition des pièces et des couloirs rend difficile l’orientation dans l’espace. La forme de Laberinto, mot hispanophone qui veut dire labyrinthe, est donc celle que la maison a prise en tant que laboratoire identitaire. Ce labyrinthe s’élabore à partir de quatre espaces domestiques et de leurs usages.

Ces dessins s’avèrent le premier pas vers la construction d’un nouveau personnage. Ils dévoilent le caractère et le potentiel d’une démarche qui va se développer à travers la performance. Dans le cadre du projet Laberinto, je vais aborder la thématique de la transformation de l’identité à partir de l’intime et l’onirique.

Biographie

portraitNée à Cartagena, en Colombie, Helena Martin Franco vit à Montréal depuis 1998. Elle a fait des études de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle a enseigné les arts dans des universités colombiennes et montréalaises et s’est activement impliquée au sein d’organismes communautaires voués à l’éducation populaire et à la diffusion de l’art contemporain. Elle est membre du collectif La Redhada (réseaux de femmes artistes de la Caraïbe colombienne), et du collectif de diffusion d’art actuel L’Araignée, de Québec. Sa pratique multidisciplinaire explore le métissage et le dialogue entre la photographie, la vidéo, la performance, l’installation et le cyberespace. Son travail plus récent questionne les transformations identitaires dans des milieux d’immigration. Il a été présenté en Nouvelle-Zélande, en Colombie, aux États-Unis et dans des centres d’artistes au Québec.

Pour suivre l’évolution du projet, visitez le site web de l’artiste: http://fe.helenamartinfranco.com/

L’Agence TOPO salue l’initiative du Conseil des arts de Montréal ainsi que Défi Montréal, du Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Emploi-Québec, de la Conférence régionale des élus de Montréal et de Diversité artistique Montréal (DAM) tous partenaires du programme démART – mtl dont l’objectif vise à améliorer l’intégration socioprofessionnelle des artistes et des organismes de la diversité culturelle montréalaise et à mieux reconnaître leurs pratiques et leurs compétences.


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