Stéphanie Morissette

Méandres

Crédit de l'image: Stéphanie Morissette et Imeka

TOPO présentera dans une forme non confirmée à ce jour le premier tableau du projet Méandres de l’artiste multidisciplinaire Stéphanie Morissette, initialement prévu en avril et mai 2020.

Inspirée par la manipulation génétique et par la présence plus grande de puces, d’implants, de prothèses et des manipulations invasives dans le corps humain, l’artiste Stéphanie Morissette propose une incursion au cœur du cerveau à travers les connexions qui parcourent l’imagerie de la matière blanche. Cette expérience de réalité virtuelle explore des zones frontières entre le vivant et les technologies.

Véritable parcours labyrinthique dans les méandres du cerveau de l’artiste, l’œuvre prend la forme d’une imagerie abstraite des connexions du cerveau comme forêt à parcourir, parsemée de mises en abîmes, d’implants, de tumeurs et virus, pour réfléchir sur notre relation actuelle et future entre le vivant et la technologie. Le son, avec son aspect figuratif, suggèrera des traumatismes, des souvenirs, des lieux et des interactions.

Entre le corps et l’esprit, Méandres propose une tension entre les représentations physique et psychique du cerveau.

Le projet fut créé en collaboration avec la compagnie en imagerie cérébrale Imeka, le centre en art actuel Sporobole et TOPO, il a été possible grâce au soutien financier du CALQ et de la Ville de Sherbrooke.

Exposition Petit plus
La Vitrine d'exposition est située au rez-de-chaussée du 5445, de Gaspé, à Montréal.

Janvier – février 2020

Vernissage Petit plus
Rejoignez-nous au 6e étage du 5445 de Gaspé, au local 608, pour le vernissage. Des visites de la vitrine sont organisées tout au long de la soirée !

À venir

Crédit de l'image: Yves Harnois

Pour chacun de ses projets, Stéphanie Morissette propose un environnement narratif où raconter et revisiter l’histoire en adoptant différents points de vue. Son travail porte sur le comportement humain à travers l’histoire et les conflits avec l’utilisation des technologies autant dans notre quotidien que dans la sphère géopolitique. L'artiste s'intéresse aussi à leur impact sur la nature et la psychologie des différents acteurs qui en font usage.

Sur le plan formel, ses installations se composent autant de papier, de moteurs, de dessins, de photos que d’animations et de vidéos. Cette approche hybride cherche à transcender les médiums eux-mêmes. L’introduction du volume et du mouvement dans ses œuvres bidimensionnelles confère à son travail un aspect à la fois sériel et séquentiel qui se rapproche du cinéma et de la bande dessinée. En mélangeant une esthétique qui de prime abord peut sembler naïve, mais avec un brin d'humour noir, elle traite de sujets qui se révèlent toujours un peu troublants.

L'artiste canadienne multidisciplinaire est titulaire d'un baccalauréat en histoire de l'art et en création de l’Université Concordia à Montréal, d'un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en coopération artistique internationale de l’Université Paris VIII et d’un certificat en scénarisation cinématographique de l’UQAM. Elle a participé à plusieurs programmes de résidences internationales, notamment en Islande (Straumur Art Commune, 2002); en Finlande (Tapiola Guest Studio, 2004); au Canada (Banff Center, 2007); en Allemagne (Pilotenkueche, 2018); et au sein de la compagnie en imagerie cérébrale Imeka à Sherbrooke (2018).

Ses œuvres papier et vidéo ont été présentées en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Canada, en Chine, en Espagne, aux États-Unis, en Finlande, en Islande, en Pologne, en Syrie, à Taiwan et en Turquie et ce, dans le cadre d’événements d’envergure tels que Les Rencontres Traverse Vidéo à Toulouse (2019), Les Rendez-Vous du Cinéma Québécois (2018), l’International Symposium of Electronic Arts (ISEA) à Hong Kong (2016), le Women Make Waves Film and Video Festival à Taïwan (2011), ainsi que la 10e Biennale internationale d'art contemporain d'Istanbul (2007). Stéphanie Morissette a été impliquée au sein de plusieurs organisations artistiques et festivals au cours des 20 dernières années; elle a participé au projet de Jochen Gerz Anthology of art en 2002; organisée une table ronde à ISEA à Nagoya au Japon en 2002; et a été récipiendaire de bourses de la SODEC et du CALQ.

En 2017, elle a remporté le PRIX du Conseil des arts du Québec - Œuvre de l'année en Estrie, pour son exposition L'inquiète forêt. Stéphanie Morissette vit et travaille présentement à Sherbrooke.

Détails de l'événement