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La femme éléphant est un personnage inspiré de l’expression hispanophone « tener el moco en el suelo », ce qui se traduit littéralement par « avoir la trompe par terre ». Cette expression plutôt burlesque exprime un état de peine. Il s’avère un mécanisme d’autodérision vis-à-vis sa propre affliction. Par l’incarnation de cette expression évocatrice je cherche à mettre en question les archétypes de genre hérités de la tradition judéo-chrétienne et renforcés actuellement par le cinéma commercial, les feuilletons télévisés, les chansons d’amour et la publicité. Très accentués dans ma culture d’origine, ces modèles, qui valorisent la culpabilité, la soumission et le conformisme des femmes, sont repris par la femme éléphant pour exprimer le besoin d’élaborer d’autres identités possibles.

 

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Post-Audio_DVD, un coffret de 2 DVDs comptant plus de 150 minutes de vidéo, est une compilation d’oeuvres audiovisuelles réalisées par des artistes montréalais. Il témoigne de l’effervescence de pratiques qui combinent le son et l’image en mouvement et propose un panorama de ce type d’oeuvres à travers différentes réalisations marquées par l’empreinte singulière de leurs auteurs.

Post-Audio_DVD est une extension du projet Post-Audio Esthetic (Galerie Clark, Montréal), suivi du projet web Post-Audio NetLab (www.agencetopo.qc.ca/postaudio) explorant les espaces de mutation de l’objet musical et du son, leurs codes de représentation et leurs multiples relations aux arts visuels. Post-Audio NetLab fournit une plateforme créative et interactive, à la convergence de l’image et du son. Post-Audio_DVD contient une sélection d’oeuvres audiovisuelles, produites entre 2001 et 2006, caractéristiques d’une pratique artistique émergente faisant appel à des collaborations entre le monde de l’art audio et celui des arts visuels. Ces réalisations se distinguent d’emblée du VJing ou du vidéoclip, où l’aspect visuel est souvent relégué à l’illustration du contenu musical. Les recherches esthétiques et conceptuelles plus sophistiquées, fondées sur l’entrelacement des composantes visuelles et sonores, font que les oeuvres dépassent la somme de leurs médiums, d’où leur désignation plus juste d’oeuvres audiovisuelles.


L’intention du projet Post-Audio_DVD est de présenter un panorama de ce type de créations et d’offrir une diversité de points de vue permettant d’apprécier le jeu entre les pratiques sonores et visuelles. À l’exception des vidéos de Daniel Olson, qui travaille en solo, les oeuvres sélectionnées sont le fruit de collaborations entre artistes issus des arts visuels, des nouveaux médias et/ou de la musique électronique. Elles ont été créées en fonction d’affinités électives, de démarches esthétiques complémentaires et d’un appétit pour les expérimentations transmédia. Au-delà de leurs spécificités, elles témoignent de la richesse du contexte culturel montréalais, à l’aube du 21e siècle, où de multiples collaborations ont dynamisé la scène musicale et artistique.

Trop souvent éphémères, ces oeuvres et performances sont fréquemment vouées à disparaître, d’où l’intérêt de les éditer sur support DVD, une plateforme permettant d’apprécier leurs qualités visuelles et sonores. Le DVD offre en outre un accès pratique et durable à des créations rarement vues à l’extérieur de leurs cadres de présentation habituels, comme une performance live, une galerie d’art ou un musée. Avec cet éventail de projets, Post-Audio_DVD ne prétend pas offrir un portrait exhaustif mais souhaite souligner des qualités esthétiques liées à diverses démarches artistiques propres à leurs auteurs. Les oeuvres présentées s’inscrivent dans le microclimat culturel de Montréal, mais aussi dans un courant plus large de changements technologiques accélérés, de sensibilités mouvantes, de convergences esthétiques nouvelles. Le temps aura toujours le dernier mot, mais il est souhaité que Post-Audio_DVD témoigne de ces étendues où le son et l’image se rencontrent pour disparaître ensuite vers leurs points de fuite respectifs, étonnamment parallèles.

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whois_webMagnus Bärtås — démarche, bio, archives
Peio Aguirre — un texte critique
Re-enacted biographies — notes sur le travail d’adaptation

Agence TOPO — le site web


Who is…?

est un corpus présentant sous forme de textes, de photographies et de vidéos des portraits d’artistes, réalisés par Magnus Bärtås, artiste suédois des arts visuels et médiatiques. Ces « biographies » s’articulent autour d’une série d’énoncés, de courtes phrases reconstituées à travers le souvenir de conversations entre l’auteur et les artistes rencontrés au hasard de voyages à travers le monde. Initié en 1998, le projet a été présenté sous forme d’installation dans divers espaces publics européens et comporte depuis 2001 un volet vidéo où les artistes jouent la scène de leurs énoncés.

L’Agence TOPO propose une adaptation multimédia du travail de Bärtås. Prenant pour point de départ la méthode narrative de l’artiste, Agence TOPO y ajoute un élément de création en ouvrant une section où les internautes peuvent à leur tour construire un portrait. (Notes à propos du travail d’adaptation pour l’internet)

Dans sa forme interactive, le projet joue avec les questions d’identité à l’internet. Entre la « googlisation » des personnes, la multiplication des banques de données et l’auto-représentation des internautes qui se dessinent un profil réel ou idéalisé dans les sites de communautique, les questions d’identité demeurent fondamentales tout en étant sources de fiction, de mise en scène.

Traduit en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, suédois, russe et letton), le travail original de Bärtås permet à TOPO d’aborder la mondialisation des communautés de plus en plus curieuses de communiquer et d’élucider l’éternel mystère de Qui est Qui ? … Who is … Who?

Eva Quintas, Michel Lefebvre
Agence TOPO, juin 2005
agence@agencetopo.qc.ca
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Who is…? sur le web est une réalisation de l’Agence TOPO.
Direction : Michel Lefebvre, Eva Quintas
Design et réalisation : Vincent Archambault, Guy Asselin
Narration web : Catherine Plouffe
Prise de son : Thierry Gauthier
Vidéos, photographies, textes : Magnus Bärtås

Le séjour de Magnus Bärtås à Montréal est soutenu par l’université Gothenburg et l’Ambassade de Suède au Canada. L’Agence TOPO remercie pour leur soutien le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal et l’Institut des technologies de l’information du Cégep Maisonneuve.

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Détours est produit et réalisé par l’Agence TOPO, sous la direction de Taien Ng-Chan, qui signe également la création de deux trajets explorés dans ce projet: Passages de ville, avec des vidéopoèmes et un récit basé sur l’observation de ces étrangers que l’on croise en autobus et qui nous deviennent familiers ; et Les rues des saints, une joyeuse fusion de géographie, de poésie et d’hagiographie, avec le soutien de l’iconographe byzantin Adrian Gorea. Les autres trajets cartographiés pour ce projet proposent tous une exploration singulière de ces lieux qui nous habitent. Dans Walkups: scènes de la vie montréalaise, des extraits tirés du recueil de l’auteur Lance Blomgren ont été cartographiés et enrichis des explorations sonores de Gordon Neil Allen, à travers de courtes histoires et des absurdités de la vie rattachées à des logements montréalais. Dans Les chansonnettes de ville (City Ditties), Samuel Thulin propose des environnements sonores liés à certains lieux de la ville et créés à l’aide de son téléphone mobile en utilisant uniquement des sons enregistrés et mixés sur place avec son iPhone. Dans Notes de terrain (Field Notes), Emilie O’Brien explore Le Champ des possibles – un terrain vague du Mile-End aussi connu sous le nom de Maguire Meadows – avec des broderies, des « textworks », des images, et une entrevue avec la créatrice de ce projet du Jardin Roerich, Emily Rose Michaud. Dans Les lignes de désir (Desirelines), Donna Akrey a cartographié des lignes du désir, ces raccourcis sauvages tracés par les gens au fil des ans et qu’elle a découverts lors de ses pérégrinations urbaines. Finalement, la carte Rendez-vous a été créée avec la collaboration de participants d’ateliers de médiation culturelle d’Accés Culture Montréal, dans la cadre de 2012 Biennale internationale d’art numèrique.

Tous ces trajets qui composent Détours ont été optimisés pour la visualisation et l’écoute dans les lieux mêmes qui ont inspiré leur création, bien que les promeneurs de salon soient aussi invités à les découvrir et à entrer dans cet univers. Détours est un projet médiatique conçu pour le web et les plateformes mobiles et il est accessible via les tablettes informatiques et les téléphones intelligents. Pour une meilleure expérience, l’utilisation d’écouteurs est recommandée.

CRÉDITS
Détours : Poétiques de la ville a été produit par Taien Ng-Chan et l’Agence TOPO.

Agence TOPO
Président et administrateur délégué : Michel Lefebvre
Coordonnateur général : Marc Fournel
Adjoint à la coordination : Éric Paillé
Réalisateur multimédia : Vincent Archambault
Stagiaire : Jouvens Bienvenue

Taien Ng-Chan voudrais remercier l’Agence TOPO pour leur soutien à ce projet, et à tous ses collaborateurs pour leur merveilleux travail. Et merci à Joe Ollmann et Samuel Ollmann-Chan, comme toujours.
Agence TOPO voudrait remercier pour leur soutien le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, Ville de Montréal, and Société des arts technologiques.

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Géoweb : création de nouvelles géographies
Texte de Sylvie Parent

Le développement du web géographique ou géoweb est lié à l’évolution des outils de cartographie et de visualisation terrestre dans l’environnement numérique1. Accessibles, faciles d’emploi et polyvalentes, ces technologies ont favorisé l’épanouissement d’un réseau géographiquement augmenté. La popularité des appareils de géolocalisation par GPS et leur utilisation dans les contextes les plus variés ont aussi contribué à l’intégration des données géographiques dans l’univers numérique et à la croissance du géoweb.

Le géoweb est un phénomène culturel et social qui s’est défini en dehors des milieux spécialisés. Autrefois limité à la simple consultation, tout individu a désormais la possibilité de créer et de diffuser ses propres cartes géographiques, de générer des données géolocalisées, de les assimiler à des contenus de toutes sortes et de les partager avec l’ensemble des utilisateurs. De domaine d’étude fondé sur des informations de sources officielles et réservé aux spécialistes, la géographie est devenue en quelque sorte une affaire personnelle, un moyen d’expression de l’individualité.

Les applications composites, ou « mash-up », qui combinent des éléments de sources multiples, ont vu le jour très rapidement et se sont multipliées à un rythme effréné. Elles sont en grande partie responsables de la diversité et de la quantité des contenus géographiques diffusés sur le web2. Elles enrichissent de géo-données les contenus du web et organisent l’information géographiquement en associant des outils et des informations hétérogènes. Les croisements et superpositions qui en résultent ont pour effet de charger toujours davantage le géoweb.

La croissance du géoweb est aussi attribuable au contexte du Web 2.0. Les sites de partage de fichiers et les réseaux sociaux dynamisent le renouvellement des informations en favorisant la formation de communautés autour d’intérêts géolocalisés. La convergence des données collaboratives dans cet environnement encourage fortement la création de géographies collectives.

Le géoweb a pris une envergure considérable grâce aux conditions technologiques exposées brièvement ici. Mais comment expliquer un tel phénomène à sa base, une telle volonté de situer, un pareil engouement pour la localisation? En d’autres termes, pourquoi ces technologies ont-elles trouvé une telle adhésion, en quoi répondent-elles à des besoins plus fondamentaux? Dans l’environnement numérique où les repères spatiaux deviennent flous, la géolocalisation atteste d’un ancrage bel et bien physique et procure une certaine impression d’emprise sur l’espace. De plus, s’il est vrai que la localisation exprime peu en soi, elle éveille néanmoins des associations spatiales qui rejoignent l’individu jusque dans son identité. En effet, à lui seul le nom d’un lieu peut évoquer une expérience, un espace éprouvé ou imaginé. La volonté de situer est liée au désir d’appartenir au monde.

Bien entendu, les artistes ont rapidement été interpellés par le géoweb et l’ont exploré en tirant parti des technologies mises à leur disposition et en apportant un point de vue critique sur ce phénomène. Les récits de voyage en ligne avec leurs extensions géographiques ne se comptent plus, les cartes fantaisistes et atypiques abondent, et les projets de médias localisés, élaborés collectivement à l’aide d’appareils GPS et de plateformes mobiles, ont suscité beaucoup d’intérêt dans le milieu artistique des nouveaux médias ces dernières années3.

Ce projet est né de l’intérêt démontré par la communauté artistique pour le géoweb. Les quatre œuvres réunies ici ont été réalisées au cours de la dernière année dans le cadre de résidences de production à l’Agence TOPO. Circulation de Grégory Chatonsky, GeoTag de Cheryl Sourkes, Public Address System de Zahra Poonawala et Spectrum Survey de Matthew Biederman forment un ensemble très diversifié; par contre, les perspectives qu’elles apportent sur le géoweb et leur propre incursion dans ce domaine se rejoignent sur plusieurs points.

Le projet de Cheryl Sourkes mise sur le désir d’extension spatiale de l’individu, sur l’attrait du lointain et du déplacement. Dans GeoTag, le spectateur met à l’épreuve le télescopage spatial qui caractérise l’expérience du web, le fait d’être situé dans un endroit tout en ayant accès à un autre lieu éloigné4. Invité à prendre part à un jeu composé de vidéos obtenues de webcams situées en divers points du monde, le spectateur effectue ainsi un « voyage » fait d’étapes, constitué d’éléments géographiquement distants. Au fur et à mesure, le visiteur redistribue à sa guise, comme s’il s’agissait de cartes postales sur l’écran, les diverses vidéos interconnectées. Tandis qu’il progresse dans le jeu, l’artificialité des liens créés entre ces lieux et le caractère décousu de l’expérience se font sentir.

De plus, les données géographiques liées à l’adresse IP apparaissant au coin gauche de l’écran identifient la localisation du spectateur et contribuent à aiguiser cette conscience géographique. Cette prise de conscience se poursuit dans le Centre des visiteurs où l’internaute pourra se rendre compte qu’il a laissé sa trace. En ayant recours à ces procédés, le projet mise également sur les comportements de voyeurisme et d’exhibitionnisme, les outils géographiques devenant de nouveaux moyens pour leur laisser libre cours.

Spectrum Survey de Matthew Biederman propose un ensemble de promenades urbaines qui révèlent le paysage électromagnétique. Comme d’autres projets de médias localisés, celui-ci s’élabore en deux étapes, soit la cueillette de données (captation vidéo, lecture GPS et diverses mesures du spectre) et la publication de celles-ci sur le web. Contrairement aux applications composites qui ont vu le jour ces dernières années, qui fusionnent outils géographiques et contenus dans une même interface graphique unifiée, Spectrum Survey fait preuve d’un déploiement transparent des moyens et des résultats liés à cette collecte. En effet, dans l’interface tripartite, ces représentations sont disposées une à côté de l’autre, exposées de façon directe et frontale. De plus, les données sont rendues accessibles à qui bon souhaite en faire un autre usage, quel qu’il soit.

Les mesures du champ électromagnétique s’affichent dans des graphiques interactifs invitant le spectateur à considérer ces données autrement imperceptibles. Il peut ainsi consulter les points synchronisés sur la carte et/ou la vidéo pour examiner plus précisément les lieux affichant des irrégularités et variations dans les courbes. Le projet encourage le spectateur à s’éveiller au monde qui l’entoure au-delà du perçu. Un des aspects critiques du projet consiste à rendre accessible et faire connaître le spectre électromagnétique alors que des intérêts commerciaux se le disputent férocement. Avec ce projet, Biederman affirme son parti pris pour les outils de source libre et le partage des données.

Les contenus localisés présentés dans Public Address System de Zahra Poonawala sont des vidéos de haut-parleurs situés en divers points de la planète. Grâce à la participation de quelques collaborateurs, l’artiste a bâti une collection de ces vidéos pour constituer une base de données pouvant être consultée et augmentée par les utilisateurs. Par le moyen d’un engin de recherche ou d’une carte géographique schématisée, le spectateur prélève les fragments de son choix et les enchaîne les uns aux autres. Il finit par constater les usages universels de ces appareils, au-delà des différences culturelles.

On retrouve ces haut-parleurs juchés sur fond de ciel, fixés au mobilier urbain, comme des personnages autoritaires. Leurs ouvertures béantes, comme de grandes bouches, livrent des messages d’intérêt public à la collectivité immédiate. La communication à sens unique qu’ils livrent demeure le plus souvent impersonnelle. De moyen de communication primitif, ces haut-parleurs deviennent pareils à des instruments sonores grâce à l’outil de lecture proposé par l’artiste. Ils s’engagent dans des séquences personnalisées par l’utilisateur et chaque clip devient alors un segment dans une partition que le spectateur créera et fera jouer selon son propre désir.

Dans Circulation de Grégory Chatonsky, les outils géographiques employés par l’artiste appartiennent au monde souterrain du projet et demeurent invisibles dans leur forme première. Le spectateur perplexe assiste au dialogue syncopé entre un homme et une femme, ne sachant trop quels moyens sont déployés pour afficher cet échange. Les vidéos montrent les personnages qui s’expriment par de courts énoncés et une relation s’établit entre eux, hésitante, alimentée par les événements imprévisibles issus du web. Avec ce projet, l’artiste exploite les ressources fluctuantes du réseau au profit de nouvelles formes narratives comme il l’a fait dans plusieurs travaux récents5.

L’application composite conçue par Chatonsky se nourrit de fils RSS géolocalisés dédiés à la circulation routière, les informations qu’ils diffusent en continu étant jumelées à des fragments vidéo correspondants. Circulation pousse à l’extrême l’utilisation des géo-données dans les contextes les plus inattendus, jusqu’à les dénaturer complètement. En ayant recours à ces dispositifs, l’artiste prend le parti de s’associer à une source changeante qui échappe à son contrôle de telle sorte que l’inattendu se manifeste à son tour dans le récit.

À l’heure actuelle où la localisation a fait la conquête du web et que le contenu du réseau est devenu de plus en plus contextualisé, ces projets artistiques investissent le géoweb en offrant des expériences alternatives. Ils apportent une perspective critique sur ce phénomène en mettant à l’épreuve la conscience géographique, en proposant des contenus inusités, en questionnant les outils développés et en favorisant la créativité chez l’utilisateur.

Sylvie Parent, commissaire de Géoweb

1 Qui se rappelle aujourd’hui des cartes géographiques statiques en format jpeg? Les services de renseignements géographiques, comme la cartographie, sont disponibles sur le web depuis bien longtemps. C’est toutefois avec l’avènement de Google Maps et Google Earth en 2005, suivi par plusieurs autres, que le web a commencé véritablement à se charger de données géographiques et à permettre aux internautes de les utiliser à des fins personnelles.
2 Par exemple, l’ajout de photos personnelles tirées du site Flickr dans Yahoo Maps. Des applications de toutes sortes sont apparues dans certains services évidents comme l’immobilier et le tourisme, mais aussi dans d’autres secteurs qui le sont beaucoup moins.

3 Voir par exemple l’article « Projets photographiques pour le web : reconnaissance des lieux » à : http://cielvariable.ca/archives/fr/component/content/article/259-projets-photographiques-web-reconnaissance-lieux.html

4 Le titre du projet réfère au jeu de tague et au géomarquage, deux références très justes en rapport avec ce projet.

5 Voir l’exposition Flussgeist qui s’est tenue à la galerie Oboro : http://www.oboro.net/archive/exhib0809/gregory_chatonsky/info_fr.html

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Poésie, photographie, multimédia

www.AgenceTOPO.qc.ca/astres


Astres / Stars / Goleuadau

Ce projet de e-poetry est basé sur un corpus poétique de l’auteur canadien-gallois Childe Roland et les images de la photographe canadienne Susan Coolen.

Inauguré dans le cadre du festival montréalais de spoken wordVoix d’Amériques (février 2006), le site web s’est prolongé sous forme d’installation à la Galerie Espace (Montréal) et au Harbourfront Center (Toronto).

Il a également été présenté au festival E-Poetry 2007 à Paris (voir un enregistrement en QuickTime vidéo).

Le corpus poétique de Childe Roland
Astres / Stars / Goleuadau se développe à partir d’une réflexion sur les trous noirs de l’astronomie et la mort des supernovas. Il s’agit de plusieurs dizaines de poèmes sonores dont chaque vers commence par une syllabe aspiratoire qui, à la longue, assèche et gerce la gorge. Les poèmes sonores existent seulement quand ils sont lus à voix haute, «comme une kyrielle de jurons lancés aux impitoyables étoiles» (Childe Roland). Écrits en trois langues, français, anglais et gallois, les textes sont organisés en recoupements thématiques et abordent plusieurs problématiques contemporaines : environnement, épidémies, informatisation, mondialisation, etc.

Ce travail s’inscrit dans une démarche exploratoire menée depuis plusieurs années par cet artiste canadien établi au Pays de Galles, qui œuvre en poésie sonore et concrète, et qui s’attarde aux caractéristiques physiques du texte à travers également des livres d’artistes et des objets sculpturaux. Childe Roland est le nom d’artiste de Peter Noël Meilleur.

Harbourfront Center (Toronto)Harbourfront Center (Toronto)

astres2Casa del Popolo (Montréal)          Galerie Espace (Montréal)

astres3

Le corpus photographique de Susan Coolen
Le travail photographique de l’artiste originaire de Nouvelle-Écosse s’articule également autour de la thématique du cosmos. Son corpus principal Astral Projections, de même que ses autres travaux (Celestial TravelersPrimordiaGalileo’s Observation), mettent en scène de façon ludique et poétique des objets de l’imagerie spatiale, dans l’esprit des explorateurs de l’espace et en relation aux récits fictionnels des voyages à la Lune. Ses objets trouvés et spécimens inédits ouvrent les portes de l’imaginaire sur les entités possibles et multiples habitant le vaste univers.

astres4

La réalisation multimédia de l’Agence TOPO
L’Agence TOPO poursuit sa recherche sur la convergence de la littérature et de l’image avec les nouveaux médias en abordant ici le texte comme matériau même d’expérimentation. Les poèmes et les images ont suscité la création de tableaux multimédias qui s’enchaînent de façon aléatoire au gré de la visite des internautes. Afin de faire valoir le volet sonore des textes, Agence TOPO a invité l’auteur Childe Roland et les poètes Kim DoréTony Tremblay et Victoria Stanton à interpréter lespoèmes, lesquels sont repris dans le site comme extraits audio et vidéo.

Eva Quintas, directrice artistique de l’Agence TOPO, est la commissaire du projet. La réalisation du site est signée par Guy Asselin assisté de Vincent Archambault. La conception sonore est de Mike Di Sclafani.


Information : Agence TOPO – Michel Lefebvre • T (514) 279-8676 • michel@agencetopo.qc.ca

Agence TOPO remercie le Festival Voix d’Amériques ainsi que le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal, Emploi-Québec et la Société des arts technologiques. Childe Roland remercie Wales Art International.